Sept attentats à la bombe quasi-simultanés ont fait 80 morts et 200 blessés mardi sur des marchés de la ville de Jaipur, un des hauts-lieux du tourisme en Inde, selon les autorités, qui ont dénoncé une opération "terroriste". Elles ont également annoncé l'arrestation d'un suspect.
"D'après nos informations, 80 personnes sont mortes", a déclaré devant la presse Gulab Chand Kataria, le ministre de l'Intérieur de l'Etat du Rajasthan, dont Jaipur est la capitale.
Il y a eu 200 blessés, avait auparavant indiqué le Premier ministre du Rajasthan, Vasundhara Raje.
La police a précisé qu'il y avait eu au total sept explosions, chacune à quelques minutes d'intervalle de la précédente.
Une autre bombe a été découverte attachée à une bicyclette, sur un des sites des attentats, mais elle pu être désamorcée, a-t-elle ajouté.
Des connexions possibles avec l'étranger
Une douzaine de suspects étaient interrogés mercredi, a indiqué la police indienne.
"Nous les interrogeons au sujet des attaques de la nuit dernière mais nous n'avons pour le moment aucun chef d'accusation contre eux", a indiqué un porte-parole de la police à Jaipur.
Parmi les quatre suspects figurent l'un des blessés ainsi qu'un conducteur de pousse-pousse, a précisé le porte-parole.
Il s'agit d'une action "terroriste", a souligné le directeur général de la police, Amorjot Singh Gill.
"Les responsables de ces attentats ont des connexions avec l'étranger", a pour sa part affirmé aux journalistes le vice-ministre indien de l'Intérieur Shriprakash Jaiswal, sans fournir d'autres précisions.
Les frontières du Rajasthan, voisin du Pakistan, ont été fermées et cet Etat indien désertique a été placé en état d'alerte, de même que des régions voisines, a fait savoir la police.
Le gouvernement fédéral a, de son côté, mis en alerte les services de sécurité dans l'ensemble du pays, en particulier à New Delhi, où des barrages routiers ont été installés sur les principaux axes, et à Bombay, la capitale financière.
Le Premier ministre indien Manmohan Singh a cependant lancé un appel au calme.
Une des explosions s'est produite près d'un temple hindou, provoquant un amoncellement de bicyclettes et de pousse-pousse sur le sol au milieu de flaques de sang, a-t-on pu voir à la télévision.
Parmi les morts, il y a eu un garçon de dix ans et une jeune mariée en sari rouge portant encore les traditionnels bracelets de mariage, a rapporté l'agence Press Trust of India.
Autour du Johri bazar, des sacs de courses, des sandales et des chaussures couvertes de sang étaient éparpillées après les explosions survenues dans la soirée sur les marchés bondés de la vieille ville.
La communauté internationale réagit
Jaipur, cité historique de plus de deux millions d'habitants, située à 260 kilomètres de New Delhi, est un des lieux les plus touristiques de l'Inde. Celle que l'on surnomme "la ville rose" est notamment très prisée des étrangers.
L'ambassadeur des Etats-Unis à New Delhi David Mulford a condamné les attentats, tout comme le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner et son homologue britannique David Miliband, qui ont de plus proposé à l'Inde de l'aider à lutter contre le terrorisme.
"Plus que jamais, la France est disposée à intensifier sa coopération avec l'Inde en matière de lutte antiterroriste", a dit le ministre français.
"Le Royaume-Uni reste et continuera de rester aux côtés du gouvernement et du peuple indien (dans la lutte) contre le terrorisme sous toutes ses formes", a assuré M. Miliband.
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"D'après nos informations, 80 personnes sont mortes", a déclaré devant la presse Gulab Chand Kataria, le ministre de l'Intérieur de l'Etat du Rajasthan, dont Jaipur est la capitale.
Il y a eu 200 blessés, avait auparavant indiqué le Premier ministre du Rajasthan, Vasundhara Raje.
La police a précisé qu'il y avait eu au total sept explosions, chacune à quelques minutes d'intervalle de la précédente.
Une autre bombe a été découverte attachée à une bicyclette, sur un des sites des attentats, mais elle pu être désamorcée, a-t-elle ajouté.
Des connexions possibles avec l'étranger
Une douzaine de suspects étaient interrogés mercredi, a indiqué la police indienne.
"Nous les interrogeons au sujet des attaques de la nuit dernière mais nous n'avons pour le moment aucun chef d'accusation contre eux", a indiqué un porte-parole de la police à Jaipur.
Parmi les quatre suspects figurent l'un des blessés ainsi qu'un conducteur de pousse-pousse, a précisé le porte-parole.
Il s'agit d'une action "terroriste", a souligné le directeur général de la police, Amorjot Singh Gill.
"Les responsables de ces attentats ont des connexions avec l'étranger", a pour sa part affirmé aux journalistes le vice-ministre indien de l'Intérieur Shriprakash Jaiswal, sans fournir d'autres précisions.
Les frontières du Rajasthan, voisin du Pakistan, ont été fermées et cet Etat indien désertique a été placé en état d'alerte, de même que des régions voisines, a fait savoir la police.
Le gouvernement fédéral a, de son côté, mis en alerte les services de sécurité dans l'ensemble du pays, en particulier à New Delhi, où des barrages routiers ont été installés sur les principaux axes, et à Bombay, la capitale financière.
Le Premier ministre indien Manmohan Singh a cependant lancé un appel au calme.
Une des explosions s'est produite près d'un temple hindou, provoquant un amoncellement de bicyclettes et de pousse-pousse sur le sol au milieu de flaques de sang, a-t-on pu voir à la télévision.
Parmi les morts, il y a eu un garçon de dix ans et une jeune mariée en sari rouge portant encore les traditionnels bracelets de mariage, a rapporté l'agence Press Trust of India.
Autour du Johri bazar, des sacs de courses, des sandales et des chaussures couvertes de sang étaient éparpillées après les explosions survenues dans la soirée sur les marchés bondés de la vieille ville.
La communauté internationale réagit
Jaipur, cité historique de plus de deux millions d'habitants, située à 260 kilomètres de New Delhi, est un des lieux les plus touristiques de l'Inde. Celle que l'on surnomme "la ville rose" est notamment très prisée des étrangers.
L'ambassadeur des Etats-Unis à New Delhi David Mulford a condamné les attentats, tout comme le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner et son homologue britannique David Miliband, qui ont de plus proposé à l'Inde de l'aider à lutter contre le terrorisme.
"Plus que jamais, la France est disposée à intensifier sa coopération avec l'Inde en matière de lutte antiterroriste", a dit le ministre français.
"Le Royaume-Uni reste et continuera de rester aux côtés du gouvernement et du peuple indien (dans la lutte) contre le terrorisme sous toutes ses formes", a assuré M. Miliband." target="_blank">
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